arch/ive/ief (2000 - 2005)

Elle veut nous faire croire au Père Noël
by Jacques Lecour Sunday, Dec. 19, 2004 at 10:22 PM
jacques_lecour@yahoo.fr

Justice et politique

Le "petit dernier" de Laurette Onkelinx, un avant projet sur la création d'un tribunal d'application des peines et le statut juridique externe des détenus, est accepté par le conseil des ministres. Cela devrait - théoriquement - permettre à Madame Onkelinx de sortir la justice belge du marasme.

La RTBF rapporte le 10 décembre 2004 que "Le conseil des ministres a examiné ce vendredi un avant-projet de loi de la ministre de la Justice Laurette Onkelinx qui crée un tribunal d'application des peines. Ce qui signifie un transfert du contrôle de l'exécution des peines du pouvoir exécutif vers le pouvoir judiciaire. "Le projet entraîne une nouvelle répartition des compétences entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire. Au total, il y aura six tribunaux d'application des peines, soit un par ressort de Cour d'appel et deux à Bruxelles."

Une meilleure organisation avec du personnel qualifié ne peut qu'être bénéfique. Mais où donc madame Onkelinx va-t-elle trouver ce supplément de magistrats? Voici à peine quelques mois de cela, 650 magistrats exaspérés par les accords qu'elle n'a pas tenus, avaient déposé plainte contre elle. Et ce vendredi, le personnel de la cour de Liège était en grève pour des raisons similaires. Comme le disait si bien Pierre Chômé , professeur de droit pénal à l'ULB: "Oui, ça c'est le problème récurrent, chaque fois que l'on fait des réformes en Belgique, on a des difficultés après pour que ces réformes soient performantes. Il est évident qu'on a déjà pour la magistrature actuelle, avec le boulot qu'elle a, des difficultés d'effectifs. Il faudra bien évidemment qu'il y ait la possibilité de créer suffisamment de chambres pour que cela fonctionne....".

Sachant que Madame Onkelinx est maître dans l'art de concocter des salmigondis pseudo-légalo-démocratiques aussi bien inapplicables qu'indigestes, il y a de quoi s'inquiéter. Les libérations provisoires resteront sous sa mainmise et nul ne sait ce qu'elle fera pour résoudre le problème chronique de la surpopulation carcérale. Son passage à l'enseignement il y a quelques années, y a laissé des traces indélébiles que l'on doit à ses réformes destructives dont ne se sont toujours pas remis ni le corps enseignant, ni surtout des générations d'élèves qui ont leur futur irremédiablement gâché.

30 000 Euros par mois pour des exercices intellectuels n'ayant la valeur que de bouts de papiers empilés et transformés en projets de loi sans fin, c'est être grassement payé.