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Divertissement militaire
by R.B. Wednesday November 27, 2002 at 05:14 PM

Quand les glorieux soldats d'Israël s'amusent

LES DIVERTISSEMENTS DE LA TROUPE A NAPLOUSE
Par Suzanne RUSS (Palestine Chronicle)
27 novembre - Des soldats israeliens ont donné l'ordre, lundi, à un jeune habitant de Naplouse, Yasser sharar, 25 ans, qui n'avait pas respecté le couvre-feu, de retirer tous ses vëtements dans la rue, selon des témoins palestiniens.

 
Selon un témoin, rapporte l'Agence Reuters, ils l'ont obligé à tout retirer, y compris ses dessous et à marcher à quatre pattes, comme un chien. Yasser était en larmes. Il y avait du monde dans la rue, y compris des femmes et il avait honte.
Les soldats israeliens nient le fait, déclarant qu'ils lui ont seulement demandé de relever sa chemise et "qu'il s'est déshabillé pour attirer l'attention des médias" !
L'agence Reuters présente cette nouvelle humiliation comme une "première". Pourtant des habitants de Jenine affirment que pendant l'invasion du camp en avril 2002, les soldats obligeaient souvent les habitants à se mettre nus pour les humilier; les Israeliens appellent cela assurer la sécurité.
Ammar, 43 ans, qui habite le camp de Jenine raconte ainsi que les soldats ont arreté et détenu des dizaines d'hommes du camp, obligeant plusieurs d'entre eux, dont des personnes âgées, des malades et des blessés à se dévetir.

Il indique qu'il y avait parmi eux, 9 personnes handicapées, dont 3 de la même famille. Certaines personnes étaient même séniles. Des jeunes étaient couchés sur le ventre, nus et menottés. Les tanks israeliens passaient à toute vitesse tout près de leurs têtes.
Nawal Hawashin, une mère de huit enfants raconte que les soldats avaient menacé de mort son fils de 18 ans s'il il ne se mettait pas nu.
Jamal Hussein , qui a 13 enfants confirme que des Israeliens ont forcé des habitants de Jenine, terrifiés, à se déshabiller. Une femme, se souvient-il, a déchiré son foulard pour que les jeunes puissent se couvrir. Un vieux criait que les soldats avaient pris son fils, son argent, tout ce qu'il avait. Ils lui ont retiré ses vêtements.
D'autres récits font état d'hommes déshabillés, menottés, un bandeau sur les yeux, puis fusillés, les soldats refusant toute aide médicale aux blessés.
Des médecins et infirmiers, empêchés de secourir les malades et blessés auraient également été déshabillés, menottés, emmenés en camion au centre de détention de Salem.

Traduit de l'anglais par Anne Giannini
 CAPJPO