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Pascal Marchand : le procès n'aura pas lieu !
by CClE, Comité de Soutien aux inculpés, LDH Wednesday November 21, 2001 at 12:43 PM
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Après avoir été menacé d'un an de prison ferme et avoir suivi une grève de la faim de 10 jours, le procès de Pascal Marchand, militant du collectif contre les explulsions, n'aura pas lieu...

Le Procès de Pascal Marchand n'aura pas lieu….

Pour rappel, il y a plusieurs mois, Pascal avait été condamné à un an de prison ferme pour actes de solidarité avec les Tziganes expulsés collectivement en 1999. Arrêté à son domicile, il fut détenu à Forest pendant dix jours durant lesquels il avait observé une grève de la faim et subi de nombreuses violences. Dès son arrestation, un vaste mouvement de solidarité s'était rapidement organisé pour demander sa libération et dénoncer la criminalisation croissante de tous ceux qui posent des actes non-violents et s'opposent à une « politique » dégradante.
Ce procès que la justice a voulu pour condamner un homme et casser un mouvement militant (le Collectif Contre les Expulsions) devait devenir celui de la politique belge en matière d'expulsion et celui des centres fermés, dont l'existence est totalement inacceptable dans un pays qui parle si souvent de liberté et de dignité humaine.
Mais la comparution prévue le 23 novembre 2001 sera de pure forme, le procès, sur le fond, n'aura pas lieu, pas cette fois.
Trop de bruit, trop de monde, autour d'une affaire devenue trop périlleuse, la Justice semble prête, aujourd'hui, à accéder à la demande de Pascal Marchand et de ses avocats, de voir son cas jugé en même temps que les faits reprochés à une vingtaine d'inculpés du Collectif Contre les Expulsions.
Cette « victoire », sans témoins, sans fête ni happy end, n'est pas sans valeur puisqu'elle symbolise la nécessité d'une solidarité, indispensable face aux abus du pouvoir.
C'est parce que nous avons été nombreux à nous exprimer, nombreux à marquer fermement notre refus de la spirale répressive que la victoire à un sens : l'engagement n'est pas un vain mot. Mais cette victoire doit être prudente, on sait que, bientôt, tout sera à recommencer : des procédures sont en cours et d'autres suivront.
Alors, que cette reculade d'un système judiciaire purement répressif face au refus collectif de se taire et de laisser-faire nous serve de leçon. Face à la volonté politicienne de casser la résistance et la solidarité, nous avons des armes efficaces : la parole et les actes.
Nous aurons encore souvent l'occasion de nous retrouver, au pied du Palais ou ailleurs.
N'oubliez pas d'être vigilant.


CCLE
Comité de soutien aux inculpés
La Ligue des Droits de l'Homme