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France, CNRS : Vers la délocalisation de la Physique en cas de OUI au TCE?
by Indépendance des Chercheurs Thursday, May. 26, 2005 at 9:37 AM

France: Que deviendra le Centre National de la Recherche Scientifique en cas de OUI au Traité Constitutionnel Européen ? Depuis quelque temps, on se heurte à une offensive pour transformer la recherche publique en une simple agence de financement, le travail réel se faisant ailleurs. Ailleurs peut vouloir dire dans le privé, y compris dans des universités privatisées, mais aussi dans d'autres pays où les standards sociaux sont beaucoup plus bas. C'est pourquoi la "compression" de la Physique dans le nouveau schéma organisationnel du CNRS peut faire craindre le pire : est-ce par là que commencera la délocalisation de la recherche française ?

Ce qui paraît certain, c'est que les responsables de la recherche française agissent comme si le OUI était acquis, et on dirait que ça n'augure rien de bon. Voir la décision du Conseil d'Administration du CNRS du 19 mai et ses implications dans le domaine de la Physique.

L'actuel organigramme du Centre National de la Recherche Scientifique français, avec huit départements :

- Physique Nucléaire et Corpusculaire (avec l'IN2P3, Institut National de Physique Nucléaire et Physique des Particules)

- Sciences Physiques et Mathématiques

- Sciences et Technologies de l'Information et de la Communication

- Sciences pour l'Ingénieur

- Sciences Chimiques

- Sciences de l'Univers (avec l'INSU, Institut National des Sciences de l'Univers)

- Sciences de la Vie

- Sciences de l'Homme et de la Société


devient :

- Mathématiques, informatique, physique, planète et univers (auquel seront liés l'IN2P3, et l'INSU)

- Chimie

- Vivant

- Homme et Société

plus deux départements dits "transverses" :

- Environnement et développement durable

- Ingénierie


Ainsi donc, PNC (Physique Nucléaire et Corpusculaire), SPM (Sciences Physiques et Mathématiques), SdU (Sciences de l'Univers) et l'Informatique se trouveront "comprimés" dans un seul département (MIPPU), alors qu'avant ça "pesait" trois départements et demi. C'est de là que vient, pour l'essentiel, la diminution du nombre de départements. Les conséquences budgétaires et en postes, il est aisé de les deviner.


En même temps, les références à l'Europe sont permanentes dans le texte introduisant cette nouvelle organisation du CNRS, voir :

http://www.geocities.com/indep_chercheurs/ProjetCNRSCA050519-1.pdf

Va-t-on vers une délocalisation de la recherche dans le domaine de la Physique ? Une telle stratégie expliquerait cette restructuration draconienne.


Indépendance des Chercheurs
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http://www.geocities.com/indep_chercheurs