Une biographie de GW Bush by yannindy Thursday May 23, 2002 at 11:41 AM |
yannindy@yahoo.fr |
Une bonne bio de W, réalisée par Roger Romain. L'original, avec pas mal d'autres biographies, se trouve sur son site (voir le lien :-)
Nouveau président
des U$A, soutenu par des milliardaires et élu grâce à un système électoral
folklorique, non - proportionnel et anti - démocratique, par une minorité d'
électeurs américains qui ont daigné se rendre aux urnes et après bien des
tripotages. Personnage très
dangereux : Outre la politique, le Président des Ricains n'
a pas son pareil pour soigner et engraisser ses propres affaires troublantes.
Jugeons - en : la carrière de George W. Bush en tant qu' homme d' affaires
ouest - texan spécialisé dans le pétrole se solda par un échec lorsqu' il
en vint à chercher des failles intéressantes en vue surtout de pratiquer des
forages (lucratifs) ou d' assurer les dividendes de ses gros actionnaires,
mais elle fut couronnée de succès lorsqu' il s' agit pour lui de se
remplir les poches, sans oublier celles de ses amis. Le succès fut encore plus
grand lorsqu' il fut question d' obtenir de l' argent des grossiums du
secteur pétrolier et ce, en raison du puissant soutien qu' il apporta à
leurs affaires, tant aux États - Unis qu' à l'étranger. C'est en 1977, à la veille de sa course au
Congrès, que Bush mit sur pied sa première compagnie, l' Arbusto Energy Inc.
Dès lors, Bush se mit en quête d' investisseurs en vue de lancer la collecte
des fonds annuels qu' il réclamait pour entreprendre des opérations de
prospection pétrolière et des activités de forage. Le nom de Bush, ses liens
familiaux, ses amis, les références émanant de l' Ivy League et ses
relations à Wall Street allaient s'avérer inestimables. La plupart du
recrutement fut l'oeuvre de son oncle Jonathan Bush, un homme en vue dans la
gestion et d'investissements et dans le courtage, également actif dans les
cercles politiques républicains et dans la collecte de fonds. La liste
des principaux partenaires de Bush dans ses aventures pétrolières aurait pu être
tirée de l' annuaire mondain des hommes d‘ affaires : Lewis
Lehrman (magnat du drugstore, naguère candidat républicain au poste de
gouverneur de l' État de New York) et les trusts de la famille Lehrman
(140.500 dollars sur une période de trois ans) ; George
L. Ball, à l' époque directeur de la E.F. Hutton Inc., une firme de
courtage boursier de New York (100.000 dollars) ; George
L. Ohrstrom, directeur d' une firme new - yorkaise de gestion d'
investissements et descendant de l' une des plus riches familles
virginiennes (100.000 dollars) ; le
capitaliste californien William H. Draper III (93.000 dollars) ; et
John D. Macomber, P.D.G. de la Celanese Corp. et vieil ami, depuis Yale, de
Jonathan (79.500 dollars). Draper
devint président de l' Export - Import Bank sous la présidence de Ronald
Reagan et Macomber occupa le même poste sous celle de George Bush, père. La
plupart des personnes qui investirent perdirent de l' argent. Fin 1984, les
fichiers des placements indiquent que l' ensemble des partenaires de Bush
avaient investi 4,66 millions de dollars dans les divers programmes de forage de
notre homme, mais qu' ils n' avaient reçu des dividendes directs que pour
une somme de 1,54 million de dollars. Mais ils avaient également obtenu pour
3,89 millions de dollars de déductions fiscales grâce aux lois fédérales
particulièrement généreuses régissant l' industrie pétrolière. Les
investisseurs avaient beau se situer dans la fourchette d' impôts la plus élevée
(70% en 1979, ramenée à 50% en 1982), ces déductions allaient leur permettre
d' économiser quelque 2,91 millions de dollars d' impôts. La compagnie de
Bush, dont 80% étaient détenue par lui - même avant une fusion opérée en
1984, s' en tira beaucoup mieux que ses investisseurs. Elle injecta un total
de 102.000 dollars dans les fonds de forage et en retira des dividendes directs
de 362.000 dollars. De ce que les investisseurs avaient engagé, elle allait également
retirer 216.000 dollars destinés aux seuls frais et honoraires du management.
Si l' on ajoute 100.000 dollars de dépenses générales et administratives
(voyages, tâches de secrétariat et autres), la compagnie de Bush récolta
678.000 dollars d' honoraires et de cadeaux directs pour des investissements
ne dépassant pas 102.000 dollars. Fin 1981, les livres de comptes de l'
Arbusto révélaient que 48.000 dollars figuraient sur des comptes bancaires et
que plus de la moitié des avoirs de la firme consistaient en « montants à
percevoir », c' est - à - dire à des sommes possédées par des tiers. Dans
un même temps, la compagnie possédait presque 300.000 dollars en emprunts
bancaires et un petit 120.000 dollars émanant d' autres créanciers. En
janvier 1982, Bush reçut une généreuse injection de 1 million de dollars de
la part de Philip A. Uzielli, un investisseur new - yorkais, contre 10% de l'
Arbusto, alors que la valeur du stock de la compagnie était nettement inférieure.
Ensuite,
lorsque le père de Bush devint le principal candidat à la vice - présidence
de Ronald Reagan et qu'il fut désigné, deux investisseurs de Cincinnati,
William O. DeWitt Jr. (Yale, 1963) et Mercer Reynolds III, entrèrent dans la
compagnie. Patrons d' une compagnie de prospection pétrolière appelée
Spectrum 7, ils décidèrent qu' une fusion serait une bonne idée. Celle - ci
eut lieu le 29 février 1984 par le biais d' un échange de valeurs qui laissa
à DeWitt et Reynolds 20,1% chacun de Spectrum 7, et 16,3% à Bush (1.166.400
actions). Bush fut nommé P.D.G. de Spectrum 7, avec un salaire annuel de 75.000
dollars et Rea fut nommé président du conseil d' administration au salaire
de 85.000 dollars. Un an plus tard, la compagnie avait 3 millions de dollars en
banque, sous forme de prêts bancaires et d' autres dettes supplémentaires
destinées à colmater un passif de 1,6 million de dollars. Une fois
de plus, Bush liquida, cette fois, en faveur d' une firme siégeant à Dallas,
la Harken Oil & Gas. En échange, il obtint un siège au CA, 300.000 dollars
des actions de la Harken, des options sur l' achat d' actions supplémentaires
et un contrat de consultance qui lui rapportait la coquette somme de 120.000
dollars par an à la fin des années 80, c' est - à - dire à l' époque où
il travaillait à plein temps pour la campagne présidentielle de son père.
Quatre ans plus tard, le 22 juin 1990, il vendit la totalité de ses 212.140
parts de la Harken, à 4 dollars l' action. C' était juste avant la clôture
d' un second semestre qui allait se solder par d' énormes pertes. Lui s'
en tirait avec un bénéfice net de 835.307 dollars, comme l' indique «
l'avis de proposition de vente », signé et daté du 22 juin, avis que Bush
fut prié d' adresser à la SEC (Securities and Exchange Commission, c' est
- à - dire la commission qui surveille les opérations boursières) en tant que
membre du CA de la Harken. Huit
jours après que Bush eut vendu son stock, la Harken boucla son second trimestre
avec des dettes d' exploitation dans ses activités journalières s' élevant
à 6,7 millions de dollars, c' est - à - dire presque trois fois plus que les
pertes renseignées pour le second trimestre de 1989. Le public n' en fut avisé
que le 20 août, lorsque la compagnie, connue entre - temps sous le nom de
Harken Energy, annonça dans un communiqué de presse que ses pertes globales
pour le trimestre, y compris les dépenses non récurrentes ainsi que les pertes
encourues dans l' exploitation, s' élevaient à 23,2 millions de dollars.
Les actions de la Harken étaient redescendues à 3 dollars l'unité un peu
plus tôt, ce même mois, lorsque l' invasion du Koweït par l' Irak avait
suscité la crainte de voir compromis un contrat potentiellement lucratif avec
Bahrein de forages offshore. Le 20 août, l' action ne valait plus que 2,37
dollars. Bush était
- il au courant des pertes imminentes lorsqu' il vendit son stock d' actions
en juin ? Les lois fédérales de protection interdisent aux membres mêmes des
sociétés de faire des transactions commerciales « sur base de »
renseignements matériels inconnus du public. Bush prétend qu' il n' était
au courant de rien, quand bien même il occupait un siège du comité de contrôle
de la Harken, qui ne comprenait que trois membres, et un autre siège au conseil
de direction, composé, lui, de huit membres. Il prétendit qu' il ne fut au
courant du fait que la Harken allait avoir un rapport de contrôle largement
souligné de rouge que plusieurs semaines après avoir réalisé la vente de ses
propres actions. Suivez
le fric : la principale bienfaitrice de George W. Bush au cours de toute sa
carrière politique n' est autre qu' une compagnie de gaz naturel du nom de
Enron et dont le siège se trouve à Houston, Texas. Il s' agit en fait de la
18e plus puissante société des États-Unis. Cette compagnie a eu une influence
majeure sur la ligne politique de George W. Bush concernant les déréglementations
et la pollution atmosphérique lorsque notre homme était gouverneur du Texas.
Qui plus est, il a recouru à des astuces destinées à éluder l' impôt en
vue de faire des coupes sombres dans le financement des écoles locales de sa
propre ville. La réputation d' Enron à l' étranger n' est guère
enviable non plus : violations des droits de l' homme en Inde, destruction de
l' environnement au Brésil… Pour en savoir plus sur cette compagnie,
visitez le site Corporate Watch, en cliquant sur Greenbacks & Election
Blues. Toujours
à propos de la société Harken, voici ce qu' en dit le Réseau Voltaire : à
la fin des années '80, alors qu' il dirigeait l' Harken Energy Company, une
petite société pétrolière texane, Georges W. Bush fit fortune en emportant
la concession pétrolière du Bahreïn. Ce marché truqué était la rétribution
d' une rétro commission sur les ventes réalisées par le président Bush père
au Koweït. L' opération impliquait divers intermédiaires saoudiens, dont
Salem Ben Laden, frère aîné d' Oussama et actionnaire d' Harken. 'Nos' Notes
d' information (...) révèlent les réseaux financiers communs tissés
depuis vingt ans par les familles Bush et Ben Laden. Un monde occulte de
marchands d' armes et de drogues où l' on croise aussi bien le
banquier nazi François Genoud, que d' anciens directeurs de la CIA et des
services secrets saoudiens. Les anciennes
relations d'affaires:
George Bush junior et
les pétroliers du Golfe
En déclarant la guerre
aux circuits financiers du terrorisme, le président américain, George Bush,
se lance dans un combat de longue haleine qui peut réserver des surprises et
conduire, parfois, à s'interroger sur ses propres relations avec certains réseaux
d'affaires du Moyen-Orient. Cet aspect de la lutte antiterroriste reste, à ce
jour, anecdotique mais il n'en est pas moins symptomatique des rapports qui
existent entre les dirigeants du golfe Persique et le lobby pétrolier américain,
en particulier texan, auquel appartient la famille Bush. Plusieurs journaux américains
s'en sont déjà fait l'écho au cours de ces dernières années, ainsi qu'un
ouvrage sur le parcours de l'actuel président des États - Unis : George
Bush junior comptait parmi ses amis un lobbyiste, James Bath, qui fut
actionnaire de sa petite compagnie pétrolière et... rémunéré par l'un des
frères d'Oussama Ben Laden.
En 1992, le service fédéral
anti - blanchiment d'argent sale s'était penché sur les activités de M.
Bath. Épaulé par le FBI américain, les douanes et les services fiscaux, il
suspectait cet ancien pilote de l'armée de l'air de blanchir de l'argent pour
le compte de plusieurs personnalités étrangères. Interrogé sur ses activités,
l'intéressé avait alors reconnu travailler, notamment, pour le compte de
quatre riches Saoudiens. Selon ses propres explications, il jouait, depuis le
début des années 1980, le rôle d'homme de paille aux États - Unis pour ses
clients, qui lui reversaient 5 % du montant des investissements ainsi réalisés.
Parmi ces derniers figurait en particulier Salem Ben Laden, l'un des dix-sept
frères de l'homme présenté comme le commanditaire des attentats de New York
et de Washington.
Les enquêteurs fédéraux
avaient alors découvert les liens qui unissaient M. Bath et M. Bush, tous
deux anciens membres de la garde nationale de l'air. M. Bath, qui était présent
dans la promotion immobilière et dans la location-vente d'avion, avait
investi, au début des années 1980, 50 000 dollars dans la
compagnie pétrolière Arbusto de M. Bush. Cette société, créée en 1977, a
bénéficié d'un parrainage prestigieux et d'une mise initiale de son oncle
de 3 millions de dollars ainsi que de la présence de son père au poste
de vice-président, et des supporteurs financiers appartenant au gratin du
monde des affaires américain. Malgré ces soutiens, selon les experts, cette
société n'a jamais démontré de savoir-faire particulier, sinon celui de
perdre de l'argent au fil des années (70 millions de dollars entre 1979 et
1993).
Les investigations n'ont
cependant pas permis de faire de lien entre les 50 000 dollars
apportés à Arbusto par M. Bath et les fonds qu'il gérait pour le compte de
Salem Ben Laden, mort dans un accident d'avion en 1983. En revanche, les
services fédéraux ont pu constater l'attention portée à la société de M.
Bush par des intérêts saoudiens ou du golfe Persique. Dans leurs
conclusions, ils indiquaient que les opérations de M. Bath relevaient d'une
volonté d'influer sur les décisions politiques américaines, notamment par
l'entremise du clan Bush. En 1991, la société de George Bush junior bénéficiait
d'une aide de même nature de l'État pétrolier de Bahreïn décrite comme
une opération de lobbying. George Bush senior était alors président des États
- Unis.
Jacques Follorou
"Le Monde"
du 26/9/2001
Quand
les BUSH font relâcher un criminel terroriste... ! Clinton
avait amnistié quelqu'un accusé de fraude fiscale. Poppy Bush, lui, remet un
terroriste professionnel en liberté.
Criminel de guerre et numéro un du terrorisme mondial capitaliste. Digne fils
de son père, un des massacreurs de la Guerre du Golfe. Continuateur du blocus génocidaire
du peuple irakien, pratique la peine de mort à grande échelle, refuse d'
appliquer les accords de Kyoto et de réduire les dégagements polluants des
usines d' outre - Atlantique, relance la Guerre des étoiles à la grande
satisfaction du complexe militaro - industriel en dépit des accords de désarmement
conclus antérieurement. "George Bush est un poison", "Danger :
il y a un tueur dans le Bureau ovale", clament ses opposant lors des
manifestations de plus en plus nombreuses devant la Maison Blanche.
Par Eileen Smith
1er mars 2001 – En 1990, via l'influence directe du président George Herbert Walker Bush, Orlando Bosch – recherché par la justice, étranger non enregistré, terroriste en série et saboteur d' avions – était remis en liberté de la prison de Miami, à la demande expresse du fils de Bush, Jeb, et au nom des républicains de Miami. Jeb (le membre de la famille fixé en Floride) avait arraché cette libération inhabituelle d' une prison fédérale pour obtenir les votes des habitants de la Floride et avait ainsi fait basculer l'État en faveur de son père lors des élections présidentielles de 1992. Orlando Bosch n'avait donc pas été relâché pour réhabilitation ou repentance. Il n'avait pas été relâché après avoir purgé une peine. Il avait été relâché par les Bush afin de faciliter la victoire des Républicains et dans un apparent mépris de la sécurité publique, tant ici qu' à l' étranger, et de l'autorité des lois. Trente pays avaient refusé l' asile politique à Bosch en raison de ses crimes. Un attorney général en fonction à Miami avait refusé qu'il reste aux États-Unis. En janvier 1989, le même attorney général écrivait : " Durant trente ans, Bosch s' est montré résolu et inébranlable dans son choix de la violence terroriste. (…) À maintes reprises, il a exprimé et prouvé sa détermination à provoquer aveuglément morts et ravages. " L'attorney général Dick Thornburgh décrivait Bosch comme un " terroriste incorrigible ".
Et pourtant, les Bush le font libérer : Encore plus troublante encore que la libération d'un homme dangereux en échange de voix, il y a la manière dont l'affaire a été réglée. Le président Bush n'a pas pardonné à Bosch. Apparemment, il s'est contenté d'intervenir et d'exercer l'influence de sa fonction pour relâcher Bosh en dépit des recommandations du directeur de district de l'INS et du département de la Justice. Il s'agissait d'un criminel sur qui on n'aurait pas misé un penny. Ses crimes étaient autrement plus graves qu'une simple fraude fiscale et il était autre chose qu'un vulgaire réfractaire. Bosch avait planifié les crimes suivants et y avait participé ou contribué :
Les crimes imputables à Bosch :
Avec Poder Cubano (Pouvoir cubain), en 1968 – 69 :
Avoir expédié une bombe par valise à La Havane, à Cuba.
Avoir placé des bombes dans des dizaines d'établissements commerciaux, restaurants, agences de tourisme, consulats étrangers, navires, avions etc. aux États - Unis.
Avoirs commis des attentats contre des représentants commerciaux et politiques étrangers aux États - Unis.
Avec des dirigeants fascistes chiliens, à l'issue d' une rencontre avec Pinochet, en 1974-75 :
Assassinat de l'ancien commandant des Forces armées chiliennes, le général Carlos Pratts, et de sa femme en Argentine.
Avoir abattu, à Rome, en Italie, Bernardo Leighton (vice - président du parti démocratique chilien en exil) et son épouse.
Orlando Bosch est arrêté par la police costaricaine qui l'accuse d'avoir projeté l'assassinat du dirigeant chilien en exil à Costa Rica, Andres Pascal Allende.
Assassinat d'un ancien ministre chilien de l'administration de Salvador Allende, Orlando Letelier, et de son collaborateur Ronni Moffit à Washington, D.C., aux États - Unis.
Avec le nouveau groupe terroriste "Accion Cuba", en 1974–75 :
Avoir placé des bombes dans diverses missions et ambassades cubaines et divers autres organismes, hôtels, agences de tourisme, etc. à l'étranger (Canada, Argentine, Pérou, Mexique, Espagne, Venezuela).
Avoir tiré des coups de feu contre la résidence d'un fonctionnaire cubain.
Tentative d'assassinat de l' ambassadeur de Cuba, Emilio Aragones, en Argentine.
Avec un nouveau groupe placé sous sa direction à Costa Rica, les " Comandos de Organizaciones Revolucionarias Unidas ", en 1976–77 :
Attentats à la bombe contre des missions, ambassades, compagnies aériennes, ressortissants et autres aux Nations unies, au Costa Rica, en Espagne, en Jamaïque, à la Barbade, aux Barbades, en Colombie, à Trinidad et Tobago, au Panama, à Porto Rico, etc.
Sabotage d' un appareil des lignes aériennes cubaines : 73 passagers tués. (Arrêté et emprisonné au Venezuela, ce qui ne l' a pas empêché de poursuivre ses activités terroristes contre le Venezuela).
Avoir placé une bombe dans un avion vénézuélien à Miami, aux États - Unis.
Durant son incarcération, Bosch continua à diriger des opérations visant les intérêts du Mexique, en 1978 :
Avoir placé une bombe sur le navire marchand mexicain " Azteca ", amarré dans un port mexicain : 2 morts, 7 blessés.
Toute une série d'agressions contre Cuba, une fois de plus, avec un groupe appelé " Omega - 7 " :
Attentats et menaces d' attentat à la bombe contre des boxeurs cubains aux USA, contre des agences de tourisme, des services publics, des avions, des missions cubaines et même contre les bureaux de la TWA, aux États - Unis...
Assassinat de Carlos Muniz Varela, membre de la brigade " Antonio Maceo " et directeur de " Varadero Travel " à Porto Rico.
Assassinat d' Eulalio Negrin (membre de la communauté cubaine à l' étranger et participant aux entretiens et négociations avec le gouvernement cubain) dans le New Jersey, aux États - Unis. Assassinat du diplomate cubain aux Nations unies, Felix Garcia Rodriguez .
Source: cuban-exile.com/doc_051-075/doc0057.htm
Voici l'histoire de Bosch :
Pédiatre de formation, Bosch quitte secrètement Cuba pour Miami la même année où Castro s'empare du pouvoir. Immédiatement, il se lance dans des actions violentes en compagnie de l'organisation terroriste " MIRR " (Mouvement insurrectionnel de récupération révolutionnaire) et du " Movimiento Nacionalista Cubano". En 1968, Bosch est arrêté par les autorités américaines, jugé et condamné à 10 ans de prison. En 1972, il est relâché. Sans autorisation et malgré sa liberté sur parole aux États - Unis, il se rend au Venezuela où il ne tarde pas à être arrêté pour un attentat à la bombe contre un avion cubain, attentat au cours duquel 73 personnes perdent la vie, y compris le personnel cubain de l'appareil. Tout en croupissant en prison, il dirige toujours des activités terroristes. Finalement, il est libéré pour motifs humanitaires après une longue grève de la faim et, en 1988, retourne aux États - Unis sans papiers, est arrêté pour violation de parole, puis remis en liberté conditionnelle tout en restant à la disposition de l' INS (U.S. Immigration and Naturalization Service). Cuba réclame l' extradition de Bosch de façon à pouvoir le juger pour ses activités terroristes, mais Bosch, entre - temps, a demandé le droit d' asile aux États - Unis, prétendant que Cuba ne lui accordera jamais un procès équitable. On peut trouver cette demande de droit d' asile sur le site http://cuban-exile.com/doc_051-075/doc0055.htm . En janvier 1989, la demande d' asile est refusée. Un attorney adjoint écrit à ce propos: " Durant trente ans, Bosch s' est montré résolu et inébranlable dans son choix de la violence terroriste. (…) À maintes reprises, il a exprimé et prouvé sa détermination à provoquer aveuglément morts et ravages". Plus de 30 pays refusent l' entrée de Bosch sur leur territoire. Le directeur de district de l' INS à Miami refuse toute possibilité de séjour de Bosch aux États - Unis pour les raisons suivantes :
Qu' il y a tout lieu de croire qu' il cherche à entrer aux États - Unis uniquement, principalement ou éventuellement pour se lancer dans des activités susceptibles de porter atteinte à l' intérêt public. (8 U.S.C. 1182 (a) (27)).
Qu' il est ou a été un étranger membre d' une organisation prônant ou enseignant le devoir, la nécessité ou le bien - fondé d' attaquer ou de tuer des officiers et fonctionnaires de quelque gouvernement organisé que ce soit (…) ou de provoquer des dégâts ou des destructions à la propriété d' autrui, (…) ou encore des actes de sabotage. (8 U.S.C. 1182 (a) (28) (F) (ii), (iii), (iv)).
Qu' il y a tout lieu de croire qu' après son entrée aux États - Unis il se livrerait probablement à des activités interdites par les lois de ce pays, espionnage, sabotage, désordre public ou toute autre activité contraire aux intérêts nationaux. (8 U.S.C. 1182 (a) (29)).
En outre, la note prétendait que Bosch était également expulsable pour le fait qu' il a été condamné pour un crime de turpitude morale (autre qu' un délit purement politique), 8 U.S.C. 1182 (a) (9), et qu' il n'était pas en détention de documents d' entrée valides. 8U.S.C. 1182 (a) (20). (Voir http://cuban-exile.com/doc_051-075/doc0054.htm .)
C' est alors qu' a débuté une campagne de pressions politiques visant à libérer Orlando Bosch et à lui permettre de séjourner aux États - Unis.
Jeb Bush, qui s' est arrogé les pouvoirs les plus élevés au sein des communautés anti castristes de Floride, était le directeur de campagne électorale de la Congressiste républicaine de droite, Ileana Ros-Lehtinen. Jeb arrangea une réunion entre elle et son père, le président G.H.W. Bush, afin de "négocier" la libération. (New York Times, 17 août 1989)
Dans le même article, le NY Times déclarait : " Ileana Ros-Lehtinen, la Républicaine qui vise le siège de feu le représentant Claude Pepper et candidate pour qui le président fait campagne, désire que le président passe par - dessus l' ordre d' expulsion du département de la Justice ". Le 18 juillet 1990, Bosch se vit accorder la liberté conditionnelle sur recommandation ou sur ordre de George Herbert Walker Bush, et il fut autorisé à vivre à Miami, moyennant quelques restrictions temporaires de surveillance, tout en étant autorisé à circuler en rue et à se mêler aux membres de la communauté. Ces conditions de liberté sur parole ne résistent guère à un examen.
Selon The Washington Post du 18 août 1990 : " En juin, le juge de district William Hoeveler a demandé aux attorneys gouvernementaux pourquoi rien ne s' était encore produit dans l' affaire Bosch. Il leur donna un nouveau mois pour trouver un pays d' accueil qui conviendrait à Bosch et, la veille de l' échéance, Bosch reçut, en trois pages, une proposition de libération, mais en liberté surveillée. Le porte - parole du département de la Justice, Dan Eramian, déclara que la décision de relaxer Bosch avait été prise pour " raisons humanitaires, mais que le gouvernement allait poursuivre ses tentatives de l' expulser. " Chose qui, bien sûr, ne s'est jamais produite. Bosch est toujours en liberté.
Comme c' est généralement le cas dans les affaires des Bush, d'autres pistes concernant Bosch mènent à des liens avec la CIA, la mafia, et nombre d'opérations sous le manteau. On a prétendu à maintes reprises que Bosch était un agent de la CIA. On a même retrouvé d'étroites connexions avec Frank Sturgis, l'homme dont on pense qu' il a tué le président John Kennedy. Orlando Bosch était l'un des ressortissants cubains dont on sait qu' il avait fait le trajet de Miami à Dallas avec des armes, les 21-22 novembre 1963 ( http://www.aristotle.net/~mstandridge/knollmen.htm ). Le nom de Bosch apparaît dans le rapport de la Commission Warren et il fait partie des noms autour desquels on a enquêté lors de l' assassinat de Kennedy.
En 1990, David Corn écrit dans le magazine The Nation : " Bien qu' il bénéficie actuellement d'une nouvelle mise en liberté conditionnelle, et à ce que prétend The Miami Herald, Bosch serait en train d' organiser un groupe censé collecter des fonds en vue d' acheter et d' acheminer des armes pour les ennemis de Castro à Cuba. N' y a - t - il donc personne dans les services de renseignements, aujourd'hui, qui surveille ce groupe ?". Manifestement, le besoin d' être réélu de George Herbert Walker Bush passait bien avant toute considération de sécurité publique et nationale. Une dernière ligne : Cette affaire rend le Parti républicain hystérique au point de vouloir faire diversion et concentrer toute son attention sur le fait que Clinton a amnistié un fraudeur fiscal. L'affaire ferait presque de Clinton une espèce de Salomon sage et juste, comparé au jugement et à l'intégrité apparemment répugnants des Bush. Et chaque fois que vous verrez les Bush pincer les lèvres et parler avec orgueil de leur honneur familial, de leurs traditions patriarcales et de leur intégrité, rappelez-vous Orlando Bosch.
users.skynet.be/roger.romain/biographies1.html
autre lecture by guido Thursday May 23, 2002 at 11:57 AM |
Autre lecture sur la dynastie Bush et hitler sur
http://www.tarpley.net